26.02.2008

RIBEAUVILLÉ ET SES CHÂTEAUX mais encore .....

Au pied du célèbre et mythique massif du Taennchel une petite ville du nom de Ribeauvillé nichée au coeur du vignoble avec un charme médiéval tout particulier. Les origines remontent à 760, en alsacien RAPPSCHWIHR et en français le nom chantant de RIBEAUVILLE. Très riche en monuments, elle est également connue pour la fête des ménétriers. Aujourd'hui au programme, la tournée des trois châteaux ;
le sentier monte aux châteaux à travers le vignoble, nous passons un moment fort agréable, une gloriette nous accueille sur les hauteurs et nous offre un paysage exceptionnel sur les vignes et la ville d'un côté, sur les châteaux de l'autre. Une bonne grimpette et nous arrivons devant le château du GIRSBERG.09c0b9274b611a5801ea2684d4443668.jpg
Se dresse sur un piton rocheux à 530 m d'altitude et fait face au château de Saint-Ulrich. Ce château de petite taille est cité comme un chef-d'œuvre d'art militaire du 13è siècle. Le Stein est édifié par les Ribeaupierre. Le plan est simple et classique bien que spectaculaire, une sorte de nid d'aigle inexpugnable. Sur un espace très réduit est érigé un donjon pentagonal prolongé par une courtine épousant le tracé du rocher. Depuis la terrasse s'offre à nous une vue imprenable sur le château voisin, le Saint Ulrich tout proche que nous allons rejoindre très vite. Le sentier y mène en quelques minutes à travers la forêt.
SAINT ULRICH, ou GRAND RIBEAUPIERRE domine à 520 m d'altitude sur une crête à flanc de montagne au dessus de Ribeauvillé. Une première mention date de 1084. Jusqu'en 1435 il se nomme Ribeaupierre.
En 1435 y est réaménagée la chapelle castrale sous le vocable de Saint Ulrich, construite vraisemblablement dès 1200 lors d'une transformation du château et lui donne son nom.89173942af1bf531d5ea9d7b18b5be9d.jpg
Les ruines de Saint Ulrich, dans un écrin de verdure, surveillent la vallée; on y devine aisément la salle des chevaliers éclairée par un alignement de sept fenêtres géminées bien conservées munies de banquettes latérales. Restent aussi les vestiges de la chapelle. On ne se lasse pas de fouler ces vieilles42a857ea4cf6111fbdf7a8a8b34ded0b.jpg pierres et d'admirer le grand talent et l'immense travail que représente la construction de telles forteresses. Après cette longue visite à St Ulrich nous continuons de grimper à travers mûres et myrtilles vers le troisième château, le Haut de Ribeaupierre anciennement Altenkastel .
LE HAUT DE RIBEAUPIERRE ou ALTENKASTEL se trouve au sommet de la montagne qui porte les trois châteaux, symboles de la noblesse alsacienne, et domine du haut de ses 645m d'altitude tout le secteur. Un château sur un site romain est cité une première fois en 1038. Les ruines actuelles comportent le donjon cylindrique en grès rose du XIIIè s. Les encadrements de la porte cochère en arc surbaissé sont très bien conservés. 4b940d2851dfca7a55e25e63b8297399.jpgbe5b52d7a50dd99db26298ca5f8851ae.jpgAccès interdit...Nous cessons de rêver et nous dirigeons vers le carrefour du cerisier noir pour monter au Taennchel, montagne aux mystères, lieu étrange que je traverse toujours avec une certaine émotion.
Le mot TAENNCHEL est cité pour la première fois dans un document de 1357. Son nom a changé plusieurs fois d'orthographe pour garder Taennchel depuis 1918. Il est célèbre pour ses rochers aux formes insolites et bizarres, je vous ai parlé dans un autre résumé sur ce blog.
Ce jour nous ne faisons que traverser cet endroit chargé d'histoires et de légendes ....longeons le mur païen. Au rocher de la Garde une vue grandiose sur le Château du Haut Koenigsbourg.
À la pointe extrême de la crête, le rocher de la Paix d'Udine porte sur son flan, bien visible des randonneurs, l' inscription «À LA PAIX D'UDINE» nous rappelant qu'à Udine en 1797 fut signé le traité entre la France et l'Autriche qui consacra les conquêtes de la Révolution. Elle rappelle que dans le canton italien d'Udine a été signé le fameux traité de Campo-Formio.
Prochaine étape l'abri Hasencleve - repas tiré du sac. Il y a foule, pas étonnant c'est dimanche !!
Cerise sur le gâteau !! le retour se fait par un endroit de recueillement dans un vallon tout près de Ribeauvillé , le pèlerinage de NOTRE DAME DE DUSENBACH !! du même nom que le torrent qui longe les édifices. Un site sauvage imprégné de plusieurs siècles de prières et de recueillement détruit à trois reprises et toujours reconstruit témoigne de la foi vivante et fidèle d'un peuple. Le sanctuaire remonte à 1221, Egelolphe de Ribeaupierre revient de croisade et rapporte une statuette de la Vierge, la remet à l'ermite de la vallée de Dusenbach en remerciement, fait construire dans un cadre naturel une chapelle sur le rocher. Cet endroit devient un lieu de pèlerinage très recherché. Une deuxième chapelle puis une troisième furent ajoutées à la première.9d6a77d4e31098efc902d3a97cce8373.jpgHavre de paix et de recueillement à notre Dame de Dusenbach.
Un chemin de croix est édifié dès 1895. Des stations du chemin de croix avec des personnages grandeur nature, il est inauguré le 24 juin 1896. En 1902-03 l'église actuelle de style néo-gothique est construite sur un emplacement du rocher plus spacieux.
Fin de randonnée superbe sur le sentier Maria Raydt par lequel nous débouchons à Ribeauvillé entre vignes et forêt.

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21.02.2008

Le Hartmann HWK

1er novembre 2007

14-18 et la célèbre montagne du Hartmann HWK
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«Le Hartmann» est un haut-lieu vibratoire d'Alsace comme le Taennchel, le Donon, le Mont
Sainte Odile, les druides le considéraient comme un lieu sacré.
Le sommet de la montagne est un magnifique observatoire sur la plaine d'Alsace, c'est pourquoi les troupes françaises puis allemandes en occupent les contreforts à la fin 1914. Il fallait conquérir le sommet, les hostilités commencent le 30 décembre 1914 et c'est dans des conditions climatiques extrêmement difficiles que les batailles font rage. Au janvier 1915 les Allemands sortent vainqueurs des affrontements. Au printemps le commandement français lance une attaque vigoureuse et bien imaginée et en quelques heures conquiert les positions allemandes. Cependant les Chasseurs Alpins et les troupes d'infanterie sont épuisés, les soldats allemands n'ont guère de difficulté à reprendre leurs positions au cours d'une bataille meurtrière infligeant de sévères pertes au 152è Régiment d'Infanterie. Le commandement français veut empêcher ces flux et reflux permanents. Une grande attaque est lancée le 21 décembre 1915.
Un déluge de feu et d'acier s'abat sur la montagne, les allemands sont submergés. Ils organisent une contre-attaque dès le lendemain au cours de laquelle, le glorieux 152è RI est décimé. Chaque régiment revient quasiment à sa position de départ.
Le 11 novembre 1918, les clairons sonnent le cessez-le-feu, les hommes sortent des tranchées, ébahis, le coeur battant d'un fol espoir en regardant les lignes adverses.
La Paix, enfin ... le silence est retombé sur l'Hartmann, la nature a repris ses droits ...»
J'ai repris ce texte dans le magnifique ouvrage livre-guide 5ème édition Les Amis du Hartmannswillerkopf que je conseille à tout randonneur d'acquérir avant d'entreprendre la montée de ce haut lieu de lutte. Je remercie et félicite les amis du HWK, le club vosgien ainsi que tous les bénévoles allemands et français qui œuvrent tout au long de l'année pour le balisage, nettoyage et restauration des nombreux sentiers afin de nous permettre d'essayer, je dis bien essayer, de comprendre ce qui s'est passé en ces lieux où des milliers de soldats ont vécu l'enfer.
Classé Monument Historique en 1921 le Hartmannswillerkopf est un lieu de souvenirs.
Il est 8h30 sur les hauteurs de Wattwiller au lieudit le Hirtzenstein, le soleil sur les couleurs automnales nous fait oublier la fraicheur matinale. Depuis quelques temps déjà, Suisse lippique, Cuisse Droite, Fesse Gauche, Fesse Droite, Entre-Cuisses, Himmelsleiter, trottaient dans ma tête, des appellations qui pourraient prêter à sourire ! eh bien non ! ces lieux font partie de la montagne tragique que les Poilus nommaient HWK ou Hartmann mais jamais Vieil Armand.
Bien que plusieurs randonnées nous ont menés à travers le Hartmann (aujourd'hui appelé Vieil-Armand) à la Croix lumineuse et au monument du 152e régiment d'infanterie nous étions loin d'imaginer ce qui nous attend en ce premier novembre.
Laissant Hirtzenstein nous montons dans la forêt vers un endroit aussi perdu qu'insolite; le cimetière des Uhlans ! À l'écart des sentiers les plus fréquentés, à 600m d'altitude se blottit un cimetière peu ordinaire où sont enterrés des cavaliers, les Uhlans qui ont donné son nom à cet endroit, mais aussi des soldats de l'armée allemande pour la plupart tombés en 1915. Difficile de rester insensible devant les différentes stèles décorées taillées dans la pierre.
Nous redescendons pour rejoindre la tranchée de la Suisse Lippique. ca20584bf79cd54eb4fa4f084a628748.jpg
Remarquable tranchée allemande profonde de 2m50 par endroit dont le nom pourrait provenir d'une région du Nord de l'Allemagne LIPPE et du caractère montagneux du secteur. Bonnes chaussures et prudence sont conseillées. Au départ nous sommes surpris non seulement par la hauteur mais surtout par l'étroitesse de la tranchée, à peine la largeur du sac à dos ..... nous passons devant de nombreux abris fortifiés et positions de lance-mines. Atmosphère pesante dans cette ascension vers l'Unter-Rehfelsen impressionnante forteresse. Nous passons devant l'abri Hexenküche (cuisine des sorcières). Cette zone était très exposée aux tirs et méritait bien son nom. Nous rejoignons la Himmelsleiter, (échelle du ciel) grand escalier de pierres avec 560 marches qui débute à 790m d'altitude sur le Bergpfad et se termine en dessous de la Rohrburg à 930m d'altitude. Elle fut construite par les Allemands et servait de tranchée.
Nous reprenons notre souffle devant le monument des Diables Rouges, dédié aux fantassins du 152 Régiment d'Infanterie. Impressionnante œuvre due au sculpteur V.Antoine, on y lit les titres de gloire du régiment «Aux vaillants du quinze deux tombés en Alsace» «Vallée de Munster 1914-1915 Hartmannswillerkopf» «Steinbach 1914-1915 Metzeral»
Nous passons devant une première croix en fer érigée sur un bloc rocheux qui domine toute la vallée, le sentier continue à travers les vestiges jusqu'à la Grande Croix symbole de la Paix et du Recueillement visible de très loin tel un phare veillant sur ses enfants.
Partout des restes de tranchées balafrent le sommet comme pour nous rappeler les profondes cicatrices laissées dans la souffrance et le sang, entourés de barbelés rouillés nous restons prudemment sur les sentiers balisés. Tout ici ressemble à un sanctuaire. Quelques instants plus tard une vue plongeante sur le col du Silberloch. Image impressionnante depuis le sentier qui mène au cimetière national comportant 1264 tombes identifiées et 6 ossuaires renfermant des corps non identifiés. En haut du cimetière, un vaste parvis carré sur lequel s'élève
l'Autel de la Patrie qui comporte sur ses flancs les armoiries de douze villes de France. un peu plus loin la crypte gardée par deux cariatides représentant des archanges. À l'intérieur de la crypte trois autels, catholique, protestant et israélite et sous une plaque de bronze les ossements trouvés sur le champ de bataille.
Le col du Silberloch alt 908m pourrait tenir son nom d'une mine d'argent aujourd'hui disparue.
Lors de la descente au Hirtzenstein nous jetons un dernier coup d'œil à l'immense croix blanche avant de nous recueillir un instant devant le monument Serret et rejoindre Hirtzenstein.


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14.11.2007

La traversée du Sundgau LEYMEN - MULHOUSE

Le 25 août 2007

Après une première traversée du Sundgau allant de Ferrette à Mulhouse le 12 mai 07, nous sommes trois à entreprendre une deuxième traversée de mon Sundgau natal de Leymen à Mulhouse !

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Perché sur l'arête jurassique d'une combe, à un jet de pierre de la frontière suisse à 560m d'altitude, le château de Landskron domine le village de Leymen France et Flüh Suisse par son imposante silhouette. Partiellement détruit lors du tremblement de terre de 1356, il fut reconstruit.
7h départ au pied du château pour Leymen, véritable enclave en pays helvétique, village pittoresque niché au pied du Jura dans un écrin de verdure, au coeur de la vallée de la Birsig surplombé par le château au sud et par la chapelle de Heiligenbrunn au Nord. Un tramway suisse relie les communes suisses de Rodersdorf et Dornach par une ligne internationale d'environ 31 km par une courte incursion sur territoire français et ce depuis le 1er mai 1910.
Ce petit train jaune fait la joie des enfants et le ravissement des grands quand il serpente le long de la colline donnant au paysage une touche d'originalité et de plus on peut rejoindre le centre ville de Bâle en 30mn à peine !
Après avoir traversé ce charmant village fleuri nous arrivons à la chapelle de Heiligenbrunn, sanctuaire forestier associé à une source. Lieu de culte païen, aujourd'hui sanctuaire chrétien sous l'invocation de Ste Walburge, la chapelle actuelle date de 1682.
Le GR 531 nous mène à Hagenthal le Haut. Connu pour son célèbre salon Degustha dans toute l'Europe et même au delà. Et voici Hagenthal le Bas. Hagenthal est mentionné pour la première fois en 1105 sous la forme de «De Agona Valle» (Trouillat, t.I p.226). En 1575 Hagenthal le Bas prend le nom de «Niederhagenthal» (Stoffel p.388) alors que Hagenthal le Haut devient «Hagenthal Superior» en 1289, puis «Oberhagenthal» en 1479. Un peu plus loin sur les hauteurs du village le superbe golf du Contry-Club Bâle que nous longeons pour rejoindre le prochain village.
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L'église St.Pierre et Paul à Hagenthal

Nous continuons sur le sentier pédestre Mulhouse-Leymen-Mariastein et passons au carrefour des Metzgermatten pour arriver à Wentzwiller, un vrai plaisir de traverser tous ces coquets villages fleuris !! Le Sundgau est réputé pour offir à tous ses visiteurs de très beaux clichés et des moments inoubliables. Wentzwiller, paisible village à l'écart des grands axes de circulation se cache dans l'étroit vallon boisé de l'Altenbach appelé aussi le Münchenbach. Niché dans une cuvette à 3 km de la Suisse et à 10 km de l'Allemagne Wentzwiller affiche avec fierté son église avec son clocher à colombages unique dans la région dédiée à Saint Martin. Les Wentzwillerois attachent également une grande importance à leur oratoire des trois Vierges isolé dans la forêt entre Wentzwiller et Folgensbourg. Ce lieu de pèlerinage abrite outre une statue de la Ste Vierge et une croix, trois sépultures. Qui sont ces trois saintes ? Les compagnes de Ste Aurélie ? d'après la légende les trois compagnes se seraient réfugiées dans ce bois et auraient été assassinées par les Huns. Aujourd'hui encore ce pèlerinage est très fréquenté.
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Église à colombages de Wentzwiller

Nous quittons Wentzwiller pour Attenschwiller. Les premières évocations de ce village datent de 1187. Dès l'origine, son histoire semble liée à celle de la riche abbaye de Lucelle qui y possédait des nombreux biens. Egalement à l'écart des grands axes Attenschwiller garde son cachet de village sundgauvien tranquille. Les maisons à colombages, certaines fort anciennes, affichent un cachet alsacien qui fait la fierté du village sans oublier les places et fontaines parées de beaux arrangements floraux par les habitants. Prés, champs et vergers gardent ce charmant bourg dans un écrin de verdure. Jadis consacrée à St Romain, l'église prit en 1655 Saint Valentin pour second patron. Le bâtiment actuel de 1878, de style gothique tardif est donc consacré à St Valentin et à ND du Mt Carmel. Michelbach le Haut, étape suivante est attesté dès 1090 sous le nom de Mychelenbach. Le village était le siège d'un tribunal pour les villages voisins. Vers 1140 un prieuré de bénédictins est fondé à proximité, grâce à un don de terre fait à l'évêque de Bâle par le comte de Ferrette Frédéric I. En 1238 des religieuses bénédictines prirent la succession des moines. La prévôté est supprimée pendant la Révolution.
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Église Saint Maurice à Ranspach le Bas

Vers 11h30 nous pénétrons dans un autre village tout aussi joli que les précédents, Ranspach le Bas et son église qui date de 1892. C’est en 1286 qu’il est fait mention d’une église dans le village. Le sanctuaire, avec son clocher à toit en bâtière est probablement reconstruit en 1755. Mais une nouvelle église est édifiée autour de l’ancienne en 1892. Cité en 1103 sous Rammespach (ruisseau du corbeau) le bourg appartenait à la seigneurie de Landser jusqu'en 1648. Des statues du XVIIIè siècle se trouvaient dans un oratoire en bois situé à l'entrée du cimetière, depuis 1924 elles sont installées dans une grotte artificielle à côté de l'église. Nous traversons Ranspach le Bas pour reprendre le GR menant à Helfrantzkirch, village établi sur un site occupé dès le néolithique , il faisait partie du bailliage du Ht Landser. Lors de la révolte de 1525, Helfrantzkirch fut un des points de ralliement des paysans. Trois villages situés sur le ban communal ont disparu au cours des siècles. Des maisons aux riches colombages interpellent les passants. L'église est dédiée à Saint-Barthélémy. À l'extérieur de la commune, sur la route de Bâle – Altkirch, l'ancien relais de poste des Trois Maisons temoigne d'un temps où les voies postales marquaient l'essor démographique et économique du Pays. Connu aussi sous le nom de «Posthoernle» ce relais est idéalement placé au croisement de l'ancienne chaussée royale reliant Belfort à Huningue et de la route des pèlerins de Mariastein. Notre chemin continue vers Magstatt-le-Bas, à mi-chemin se dresse le Gros Chêne de Stetten dit Tafel ou Maria Eiche d'une circonférence de 5,600m. au lieudit Grossholz.
Après un peu de repos sous le gros chêne nous arrivons à Magstatt-le-Bas bourgade située au fond d'une cuvette au croisement des axes Mulhouse-Leymen et Sierentz-Altkirch. Arrivant par n'importe quelle entrée le randonneur ne percevra longtemps que le clocher de l'église paroissiale Saint Michel. Petit village entouré de champs et de vergers. De belles maisons à colombages ornent ce charmant lieu. De Waltenheim nous n'apercevons que l'église. Au siècle dernier, ce village était connu pour ses carrières de pierres. Faisant partie de la seigneurie de Landser, le village possède quelques maisons anciennes datant de la fin du XVIIè siècle. Les jambes commencent à être lourdes quand nous rentrons dans Geispitzen et nous nous octroyons un petit repos.
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Église St Jean Baptiste à Geispitzen

Le village faisait partie du haut bailliage de Landser sous l'Ancien Régime et vit naître le compositeur de musique Arthur Hertzog (1901-1966). Il compte toujours de nombreuses maisons des XVIIè et XVIIIè siècles. Les paroissiens se rendaient jadis à l'église mère de la Hochkirch à Sierentz mais possédaient dès 1302 une chapelle dédiée à St.Germain. L'église actuelle fut construite en 1807 et le clocher en 1927. Le prochain bourg se nomme Schlierbach. Aux XIVèet Xvè siècles, des nobles établis à Mulhouse et à Bâle portaient le nom du village qui dépendait de la seigneurie de Landser. On peut y admirer quelques belles maisons anciennes en pierre et en bois. Landser. C'est dans un texte de 1246 qu'il est question pour la 1ère fois du château de Landser (castrum Landisera) appartement à la famille des Butenheim . C'est en 1269 que les Butenheim vendent Landser et le château à l'évêque de Bâle, quelques années plus tard le tout est acquis par les Habsbourg. Landser dispose d'un patrimoine architectural assez exceptionnel qui présente plusieurs particularités : une grand partie des constructions est postérieure à 1650 car le village a été en grande partie dévasté pendant la guerre de Trente Ans, essentiellement en 1633-1635 et beaucoup de ces constructions sont des maisons bourgeoises, d'un standing plus élevé que les maisons paysannes traditionnelles. Landser était sous l'Ancien Régime chef-lieu de seigneurie et de bailliage ce qui entraînait la présence de nombreux notables.
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Le clocher de l'église ND de l'Assomption de Landser

Seul signe d'une civilisation dans ces immenses champs de maïs, où sont donc passés nos champs de blé ?? seule consolation, l'antenne de télé nous rappelle que l'arrivée n'est plus très loin ! Mais avant il faut rejoindre Bruebach, Brüebi pour les alsaciens,le sentier des trois pays nous conduit à travers champs jusqu'àu réservoir puis le zoo de Mulhouse. Cette journée fut une pure merveille en ce qui concerne la traversée des coquets villages l'un plus beau que l'autre ...
merci à tous les villageois de se donner tant de mal pour égayer et enjoliver leur maison, bravo !!
Marthe

08.06.2007

La traversée du Sundgau FERRETTE - MULHOUSE 38 km

138f501beadd181c79668621e9fb07bf.jpgVous connaissez mon affection pour le Sundgau de mon enfance. Le 12 mai 2007, 12 membres azzurri m'ont suivi dans ce pari audacieux pour de petits randonneurs que j'avais lancé il y a quelques mois. Relier Ferrette à Mulhouse en traversant les beaux paysages et les charmants villages sundgauviens, proprets et coquets. Il me sera impossible de vous faire vivre, par ces quelques lignes nos sensations, mais je vais essayer ....
6h30 départ à Ferrette devant l'église. Ferrette, perle du Jura alsacien, la petite ville a conservé un certain cachet médiéval. Nichée sur les premiers contreforts du Jura, au pied d'un rocher de 613m de hauteur surmonté d'un château. Le château des comtes de Ferrette. Cette bourgade s'est développée à partir du XIIè siècle. D'anciennes maisons bourgeoises des 16 et 17è siècles bordent la rue menant au château. Au pied du château nous prenons un magnifique sentier du nom de sentier Hélène qui traverse une belle forêt et très vite nous arrivons à Luppach. Luppach, dans cette petite commune se trouvait l'église paroissiale de Bouxwiller jusqu'à sa destruction en 1445 par les Bâlois. Rebâtie à partir de 1459, l'église de Luppach fut transformée en couvent de tertiaires franciscains. Aujourd'hui surtout connue pour son centre de convalescence et de repos. Nous laissons sur notre droite Bouxwiller et rejoignons Durmenach à travers ses merveilleuses forêts, particulièrement celle du Kuhwald que je vous invite à découvrir lors d'une future virée, plus encore les fameux mélèzes, qui comptent parmi les plus beaux spécimens de France. Ce sont plus de 70 mélèzes bicentenaires introduits à la fin du XVIIIe (vers 1784) par le baron Reuttner de Weyl, seigneur du lieu, en provenance d'Autriche. Parmi ces conifères majestueux, le Grand Mélèze atteint plus de 40 mètres de haut.
Durmenach, point culminant 460m dans la forêt du Kuhwald, connu aussi pour la foire aux foins et le Sundgauer Büramart. Nous arrivons dans ce charmant village par la forêt et très vite nous passons devant l'église.
Après avoir repris des forces sur les hauteurs de Durmenach au niveau des réservoirs nous marchons sur Muespach, village né de la fusion entre les communes de Muespach le Bas et Moyen Muespach le 1er août 1972. Nous comptons des amis dans cette charmante bourgade mais la surprise est de taille quand nous arrivons en haut de la rue de la Montagne qui porte bien son nom, nous apercevons une affiche avec des encouragements mais également un panier avec du ravitaillement !! super ! Nous faisons volontiers un arrêt, nos amis nous rejoignent.
Après cette délicieuse surprise nous laissons nos amis et reprenons notre route. L'ancienne route romaine, aujourd'hui recouverte d'asphalte, nous conduit dans une autre tout aussi charmante bourgade, Franken. À Franken l'arrêt bus tombe à pic .... quelques minutes de repos avant de repartir pour Wahlbach, prochaine étape, pique nique à la sortie du village, encore 3km500 et le repos sera bien mérité. Casse-croûte mais également quelques soins prodigués aux pieds meurtris ...
Wahlbach alt.320m église Saint Maurice de 1771, clocher du 13ème siècle, ancienne possession de la Seigneurie d'Altkirch. Il reste 15 km jusqu'à Mulhouse. Non loin de Wahlbach, Heilhof, un hameau de toute beauté que nous traversons avant de descendre à l'étang Gaertner de Steinbrunn le haut. Dans la montée vers Oberholz nous faisons un arrêt devant la madone qui a l'air de nous attendre sur le bas côté. Les kilomètres diminuent et la fatigue augmente. Bruebach est annoncé à 3km500, nous commençons à penser à l'arrivée, encore un petit effort et nous y serons. Nous traversons Bruebach, en alsacien Brüebi, le zoo de Mulhouse n'est plus très loin, l'antenne se rapproche et nous guide. Les derniers kilomètres paraissent de plus en plus longs, il nous tarde d'arriver. Malgré le vent très violent nous avons eu beaucoup de chance question météo, aucune goutte de pluie n'est venue perturber cette mémorable journée. Nous voilà arrivés au zoo de Mulhouse, fatigués mais heureux d'avoir inscrit à notre palmarès cette marche mythique. Le verre de l'amitié nous attend ...
Parc Zoologique et Botanique (Zoo de Mulhouse)
Sur un espace de 25 hectares, le parc zoologique et botanique de Mulhouse rassemble plus de 1200 animaux appartenant à 190 espèces, pour la plupart rares parce que leurs milieux naturels disparaissent ou parce qu'elles sont trop chassées. Le Zoo de Mulhouse n'est pas seulement un lieu de détente et de loisirs, c'est aussi un centre d'élevage, de recherches scientifiques et d'éducation. Des arbres et des floraisons exceptionnelles sont également à découvrir. Une magnifique collection botanique locale ou exotique dans un aménagement paysager remarquable et divers au fil des saisons (bulbes, iris, dahlias, plantes de terre de bruyère, pivoines, hémérocalles, hortensias...)

26.11.2006

EN PASSANT PAR LA LORRAINE, NON PAS EN SABOTS

MAIS EN SOULIERS, TOUT SIMPLEMENT !!!

La météo annoncée est peu réjouissante, mais tant pis nous nous lançons pour les roches de Morteville, sur les hauteurs de St Maurice sur Moselle. Nous sommes quatre à braver la grisaille du départ mais très vite nous nous habituons et malgré le terrain plus qu' humide nous traversons les petits ponts en bois enjambant les précipices.

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Arrivés à la Jumenterie alt.1105m nous quittons le sentier montant au Ballon d'Alsace pour la traversée rocheuse débouchant au col de la ronde tête nommé également Rundkopf. Là, nous soufflons un court instant, car la traversée se fit sur un sentier humide et glissant, coupé de multiples torrents dévalant les pentes de la forêt, demandant toute notre attention pour éviter de déraper sur l'épaisse couche de feuilles mortes jonchant le sol et dévaler nous mêmes la pente. L'arrêt repas, prévu à la petite chaume, nous incite à reprendre la route. Surprise, au chalet, deux randonneurs étaient déjà présents et avaient allumé le feu. Bien que la température extérieure n'est pas bien basse, l'humidité nous fit apprécier l'ai tempéré de la salle à manger !!
et nous ne nous faisons pas prier pour manger notre soupe tout en faisant connaissance avec les deux marcheurs présents.
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Après le repas nous continuons notre chemin et notre boucle se termine devant le chalet de Morteville, il ne reste plus que quelques pas pour retrouver la voiture.
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Cette randonnée ressemble fortement au sentier des roches et aux Hirschsteine qui partent du col de la Schlucht....

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25.11.2006

Comme en été, les couleurs automnales en prime

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Jeudi, 26 octobre 06 la météo est au beau fixe, digne d'une journée de plein été. Au programme, une randonnée autour de Murbach. 26 randonneurs au rendez-vous au Pont St Barnabé. Après le col de Schrangen une petite grimpette nous mène à la ruine du château du Hohrupf. Un donjon rectangulaire de 10m sur 8 couronnait le sommet à 813m d'altitude. On ignore l'époque d'abandon du château qui servit de prison en 1444. Le site fut utilisé comme observatoire par l'armée allemande 1915 à 1918. Aujourd'hui la montée au sommet nous gratifie d'une ouverture sur le village de Linthal et le Petit Ballon. Prochaine étape la chapelle ND de Lorette surplombant l'abbaye de Murbach.
Ci-après, le très joli cadrant solaire sur la chapelle
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Après la visite de la chapelle nous grimpons en direction du Münsteraeckerle mais pris par le temps, nous bifurquons un peu avant et rejoignons nos voitures afin de passer à table, moment le plus attendu par tous les participants. Un magnifique sanglier nous attend tout en continuant à braiser
Ci-dessous le sanglier prêt à être dévorer, je vous laisse admirer, miam miam !!!
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Je peux vous certifier que nous avons mangé de bon appétit dans une ambiance du tonnerre.. grand merci à ceux qui ont oeuvré toute la matinée pour nous recevoir de façon si agréable, bien entendu nous saluons le chasseur qui a tiré cette belle bête. Après ce moment de détente ensoleillé nous nous quittons en prenant rendez vous pour l'année prochaine, si le chasseur veut bien de nous, j'espère bien que oui..... salut chasseur ... veilles bien sur les Sangliers....

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10.10.2006

Il y a le ciel, le soleil et la terre

Les vendanges 2006 en Alsace !!!
OTALESVILARE aujourd'hui ORSCHWIHR

Comme chaque année, au mois de septembre, commence le ballet des vendangeurs sur les célèbres coteaux du Bollenberg et du Grand cru du Pfingstberg.medium_pressoir.jpg
Depuis de nombreuses années nous passons la période des vendanges dans les vignes d'Orschwihr, mais cette année une course contre la montre, cause de pluie, fut engagée. Les vendanges hâtives 2006 vont certainement rester dans la mémoire des viticulteurs alsaciens, comme étant les plus expéditives.
Hormis l'année 2003, année de canicule et de sécheresse, la période des vendanges se déroule de mi-septembre à mi-novembre et plus tard pour les Vendanges tardives. La tradition dans les caves F.Schmitt est de récolter les
grappes à la main et portées à dos d'homme.
Une fois le fameux vin pétillant d'Alsace, connu dans le monde entier sous l'appellation de crémant d'Alsace, précieusement mis en cave, le lancement des vendanges est avancé au 25 septembre pour se dérouler en continu. Les médias ont beaucoup parlé de météo «tropicale»(chaleur associée à une forte humidité) qui accélère le pourrissement des raisins et il faut tout le savoir-faire des viticulteurs mais également la disponibilité des vendangeurs pour venir à bout de toutes ces parcelles de vignes, coteaux du Bollenberg, Grand Cru du Pfingstberg de grands noms qui chantent sur la table au moment de déboucher les bouteilles.
Aujourd'hui, les vendanges terminées, des noms se bousculent encore dans ma tête, Pinot Noir, Pinot Blanc, Sylvaner, Tokay-Pinot Gris, Auxerrois, Riesling, Muscat et bien sûr Gewürztraminer le grand cépage noble alsacien....
Notre travail s'arrête là, laissons aux viticulteurs du cru le soin de peaufiner afin de nous présenter le vin d'Alsace 2006 dans la même gamme que nous connaissons et dont nous sommes fiers de participer chaque année.
je salue tous mes amis vendangeurs

17.09.2006

MONT BLANC le toit de L'EUROPE alt.4 810m

l'Aiguille du Midi,
Porte d'accès à la haute montagne sur un éperon rocheux à 3842m d'altitude

Petite randonneuse, je n'ai ni la condition physique ni l'audace d'entreprendre l'ascension de ce sommet fascinant. Malgré tout, une envie irrésistible d'approcher de plus près ce monstre sacré me prit. Sur les bancs d'école on apprenait que ce majestueux sommet culminait à 4 807m, rectifié à 4 810,40m et depuis en décembre 2005 à 4 808,75m peu importe il est le plus haut sommet d'Europe occidentale et de plus près de chez nous.....medium_mont-blanc.jpg
Chamonix, blottie à 1 035 d'altitude permet, grâce aux prouesses techniques et le courage de nombreux ouvriers, aussi intrépides qu'anonymes, ayant cru en un personnage porteur d'idées révolutionnaires pour son époque, l'ingénieur italien Dino Lora Totino.
Départ de Chamonix le 31.8 vers 9 h, à la station intermédiaire du plan de L'Aiguille alt. 2 317m une deuxième cabine nous attend et nous propulse à l'Aiguille du Midi alt.3 777m. Incroyable ! le tout en 20mn environ. Le soleil aidant, nous bénéficions d'un très bon éclairage sur de magnifiques paysages, et pour couronner le tout, un ascenseur nous élève au sommet à 3 842m, à peine les portes fermées nous arrivons déjà sur la terrasse du sommet. Alors là ! tout près, sa majesté le Mt Blanc, instant inoubliable, un panorama à 360° sur les sommets du massif du Mt Blanc se déroule sous nos yeux, époustouflant !!! Après quoi d'autres terrasses nous attendent . Sur la neige et les glaciers, des dizaines d'hommes en cordée, gros comme des fourmies donnent à cette immensité ses vraies dimensions. La température vivifiante à moins 6° accompagnée d'un vent glacial nous oblige à sortir vestes et petites laines de nos sacs à dos.
Les haut-parleurs annoncent que la ligne pour la pointe de Helbronner (Italie) vient d'être mise en service, nous partons immédiatement prendre nos billets,il faut faire la queue sur la passerelle exposée en plein courant d'air, devant nous des touristes étrangers n'ayant pas prévu d'habits chauds ont souffert du froid...
Une excursion aérienne de 5 km, nous survolons le glacier du Géant et découvrons la haute montagne avec séracs et crevasses depuis la télécabine, c'est magique. Avec nous un couple de savoyards nomment les sommets pour notre plus grand plaisir. À la pointe Helbronner alt 3 462m, nous croisons les visiteurs italiens qui viennent de Courmayeur et rejoignent l'Aiguille du Midi. A nouveau une terrasse nous dévoile des paysages de rêve. Le retour à l'Aiguille du Midi se déroule dans la même atmosphère féérique que l'aller et c'est avec un petit pincement au coeur que nous laissons la télécabine. Pendant l'arrêt nous expédions quelques cartes postales et bien sûr nous achetons la casquette à l'éffigie de cet endroit unique. De retour au plan de l'Aiguille nous profitons encore de l'ambiance de cette journée, il se fait tard, et c'est avec regret que nous embarquons à bord de la cabine, nous nous promettons que l'année prochaine nous descendrons à Chamonix à pieds.

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16.09.2006

SEJOUR DANS LE CHABLAIS

Cette année encore nous n'avons pas résisté à l'envie de crapahuter dans les Alpes, Lac des Plagnes – chalets de Lens – Refuge des Tinderets – chalets d'Ardens.

Notre première bouffée d'oxigène fut consacrée aux chalets d'Ardens dont nous gardons un bon souvenir et décidons de faire une boucle en les reliant aux chalets de Lens et passer par le refuge des Tinderets.medium_tinderets.jpg A 10h15, départ du lac des Plagnes alt 1190m, clairières et parties boisées alternent, ménageant des ouvertures sur les montagnes environnantes.Le mont de Grange toujours présent. Après quelques virages, une longue traversée ascendante à flanc de montagne et bientôt devant nous le vallon où se nichent les chalets de Lens alt 1576m. Le temps gris ne gâche rien, le calme des lieux nous procure un grand moment de douceur. La pointe de Chavache nous invite à grimper dans sa direction pour rejoindre le sentier qui mène au refuge des Tinderets. Après une descente malaisée sur un terrain rendu gras et glissant par les dernières pluies nous arrivons au refuge alt 1500m. L'endroit accueillant nous donne envie de prendre le repas sur la terrasse malgré le temps maussade afin de profiter au maximum de la perspective sur les chalets d'Ardens et la pointe de Chavache. Ce refuge constitue une halte étape avec plusieurs bâtiments pouvant héberger un bon nombre de personnes. Après la photo souvenir nous reprenons la route pour monter aux chalets d'Ardens que nous apercevons sur les hauteurs face à nous. La pluie se met à tomber dans l'ascension des derniers mètres avant d'arriver aux chalets alt 1792m. Nous essayons de nous mettre à l'abri tant bien que mal pour enfiler nos pèlerines et après nous être désaltérés nous renonçons à aller plus haut et prenons le chemin du retour vers le lac des Plagnes sous une pluie battante.

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20.08.2006

Les Dolomites -Passo Pordoï le 1er août 06

Passo Pordoï – Sass Pordoï
Arrive à nouveau un jour de repos, c'est le moment que j'attendais avec impatience, monter à Sass Pordoï, le temps maussade n'enlève rien à mon enthousiasme à prendre le téléphérique à Passo Pordoï alt 2290m et m'élever en uelques minutes à Sass Pordoï alt. 2950m.medium_Sass_Pordoi_IMG_2711.JPG À peine installés dans la cabine un orage ! J'ai entendu dire que par gros temps ces engins restaient à l'arrêt, à cet instant, malgré un éclair et un coup de tonnerre assourdissant rien ne laissait présager que nous ne partirons pas. La cabine, dans un épais nuage s'élève de près de 700m en quelques minutes, impressionnant !! À notre arrivée à Sass Pordoï, la Terrazza delle Dolomiti le ciel se dégage rapidement et nous découvrons un endroit hors du commun. Un court instant je me demandais si j'étais sur une autre planète, mais non !! je suis à 2950m d'altitude dans les Dolomites et sans effort cette fois ! Autour de moi, chacun rentre dans sa carapace et savoure l'instant présent à sa façon. Nous sommes au dessus des nuages, presque le paradis tellement c'est beau, je n'ai pas de mots assez forts pour vous décrire ce que je ressents, j'ai l'impression d'être seule au monde face à ce gigantisme. Le temps passe trop vite et nous devons renoncer à grimper à Piz Boé alt. 3152M et prenons le dernier téléphérique avec regret. Il faut avoir éprouvé une telle émotion pour comprendre, c'est tout simplement beau. La fascination de cet endroit ne me quitte pas, je ne me lasse aucunement de regarder les photos et me remémorer ces instants magiques.

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Les Dolomites Pian di Pezzé 31 juillet 2006

Pian di Pezzé – Col dei Baldi – Monte Fertazza
Après une nuit d'orage le troisième jour prévoit un déjeuner au ristoro col dei Baldi . Marcheurs et non marcheurs se retrouverons pour 13 heures. Nous entamons la grimpette depuis le parking de Pian di Pezzé. Après une pensée pour lesChasseurs Alpins devant la Chiesetta Alpina nous passons devant le rifugio Pezzé alt 1500m et découvrons une immense aire de pique nique.medium_vaches_au_col_dei_Baldi_CIMG2602.JPG Une montée musclée nous mène au pied de l'impressionnant Monte Civetta alt 3220m. que nous longeons une bonne partie de la matinée. Le soleil est bien présent et nous mouillons notre chemise. Le traditionnel troupeau de chèvres semble attendre les touristes. Nous laissons le Monte Civetta derrière nous et le Monte Pelmo alt.3168m prend la relève pour le régal de nos yeux. Enfin la pente s'adoucit et au col dei Baldi alt 1923m , étant donné que nous sommes en été, les vaches remplacent les skieurs autour du télésiège. Notre groupe se retrouve au complet autour d'une bonne table. Tous les efforts fournis pendant nos randonnées ne suffisent pas à dépenser les trop nombreuses calories prises au cours des repas.
Nous prenons congé de nos amis qui préfèrent le télésiège et amorçons une descente pour mieux croquer la montée suivante et rejoindre le Monte Fertazza alt .2101m . Un panneau indique - Panorama à 360° alla cima 150m - et bien sûr une vue d'ensemble avec le lac d'Alleghe en point de mire s'ouvre à nous. Je m'empresse de noter notre passage sur le livre d'or placé à cet effert dans la croix veillant sur toute la vallée. Il est temps de descendre dans la vallée et c'est par un sentier parfois glissant que nous arrivons à nos voitures.

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Les Dolomites - Forcella Nuvolau 30.07.06

Le deuxième jour nous optons pour une journée repos. La montée à Forcella Nuvolau 2416m en télésiège pour déjeuner au refuge Averau est une séance de cache-cache avec les marmottes. La découverte de Forcella Nuvolau est extraordinaire.medium_Mte_Averau_a_Forcella_Nuvolau_2416m_IMG_2455.JPG À portée de mains, le majestueux Monte Averau alt. 2648m nous accueille. Comme dans un rêve, nous avançons dans ce merveilleux jardin de pierres et de roches blanches ! Des mille-feuilles géants de roches se dressent sous nos yeux, époustouflant ! Un paradis sur terre ! Avant de passer à table nous emmagasinons un maximum de photos de peur que tout disparaisse. Face à nous, depuis la terrasse du refuge, le glacier de la Marmolada, Reine des Dolomites, dont le sommet le plus haut est le Punta Penia alt. 3342m point culminant de la région où se pratique le ski toute l'année. Après le repas nous décidons de nous dégourdir les jambes et après une franche descente dans les cailloux le sentier longe la montagne et continue à nous offrir des paysages idylliques. Ce n'est qu'après une longue marche que nous pensons rejoindre le refuge Fedare à travers les prés remplis de marmottes.

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19.08.2006

Les Dolomites - Costabella 29.07.06

le rêve de tout randonneur pédestre !!
Le nord de l'Italie renferme un joyau de la nature, les Dolomites, certains les nomment les montagnes pâles. Il est vrai que selon l'ensoleillement, elles restituent des paysages magiques, à croire qu'elles se transforment en cristal, cela les rend non seulement incroyablement belles mais aussi inoubliables. Vaste région à la géologie mondialement célèbre par ses majestueuses citadelles calcaires, ses sommets prestigieux et ses vallées magnifiques dans un cadre verdoyant. Un séjour dans ce paradis terrestre de pierres et de roches est le nec plus ultra pour tout randonneur pédestre, il y en a pour tous les goûts et niveaux. De son passé, cette région reflète encore l'influence autrichienne, rien qu'à l'architecture des maisons typiques et très fleuries; ce n'est qu'en 1918, lors du démembrement de l'empire austro-hongrois qu'elle a été attachée à l'Italie. medium_dans_la_descente_5.jpg
Arrivés la veille dans le Val di Fassa nous ne perdons pas de temps et dès samedi matin nous grimpons du Passo San Pellegrino 1919m au rifugio Le Selle 2528m. Le ciel bas au départ nous prive de quelques beaux paysages, de temps en temps, le nuage se retire et nous dévoile un décor de rêve. La vue d'edelweiss me comble de joie, plus loin une vipère, moins appréciée, fait partie de la vie de ces lieux. Pendant le déjeuner au refuge, la montagne s'entoure d'un épais nuage. Nous continuons notre ascension vers la cresta di Costabella et pour ce faire nous empruntons la via ferrata Bepi Zac à travers les vestiges de la guerre 14-18. Une grande émotion nous gagne tant pour les passages impressionnants que pour la pensée de fouler des lieux historiques, de longs mois de souffrance pour Chasseurs Alpins italiens et les Kaiserjäger autrichiens. La traversée sur la crête nous procure des impressions étranges mêlées de respect, de crainte, de joie et de fatigue. Devant la croix de la cima Campagnacia à 2737m nous nous recueillons un instant tout en reprenant nos esprits avant d'amorcer la descente non plus aisée que la montée. Arrivés sur la terre ferme nous étions fatigués et usés par tant d'efforts mais combien heureux d'avoir vécu notre première via ferrata.

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19.07.2006

Pèlerinage ou journée souvenir aux vaillants soldats

Aujourd'hui nous rendons hommage à tous les sacrifiés pour la paix !!medium_hohrodberg.jpg
Départ à la stèle du Hohrodberg alt.698m, tout au long de cette randonnée nous rendons hommage à tous ceux qui sont tombés pour leur patrie.
Une montée nous mène au carrefour de l'abri Wahlenstall où nous empruntons le chemin vers la croix de Wihr, endroit très fréquenté par les touristes. Nous continuons notre route sur un magnifique sentier à travers fougères géantes et myrtilles, parcours ombragé dans une forêt de pins. Il fait chaud et je regrette de ne pouvoir vous restituer, à travers ces quelques lignes, l'odeur de pin qui embaûme toute cette journée.
Nous arrivons sans difficulté au Baerenstall, et nous nous trouvons devant le cimetière militaire allemand 1914-1918 dans lequel reposent 2438 soldats Allemands. À quelques pas de là nous découvrons un poste de commandement Bavarois au bas de la route puis vint le mémorial du Linge, érigé sur l'endroit même du champ de bataille, théâtre d'affrontements particulièrement meutriers de la guerre 14-18. Musée Mémorial, entouré de barbelés, tranchées s'ouvrant à nos yeux, endroit chargé de souvenirs. Malgré un grand nombre de touristes, un grand silence règne sur ces lieux, inutile de parler, une grande émotion nous gagne...
Face au champ de bataille, une stèle honorant d'autres soldats et officiers morts pour la France. Après un long moment de recueillement, nous partons pour le col de Wettstein, par la Glasborn. Glasborn... un endroit superbe qui par mauvais temps me rappelle un des romans de ma jeunesse, les hauts de Hurlevent tant j'étais impressionnée lors de mon premier passage sur les lieux il y a quelques années.
Bientôt nous passons devant un abri français reconstitué, puis vint le cimetière militaire Français, la nécropole du Linge au col de Wettstein. Un endroit boulversant, je ne vous en dis pas plus, vous le découvrirez lors de notre sortie officielle du mois de septembre.
Il faut revenir à Glasborn pour descendre à Hohrodberg par le sentier panoramique que nous découvrons aujourd'hui, nous le garderons à l'avenir car beaucoup plus intéressant que le sentier habituel.
Sur les hauteurs du Hohrodberg se dresse une croix blanche à la mémoire de l'équipage d'un bombardier anglo-canadien qui s'est écrasé en ces lieux le 7 janvier 1945.
Une journée bien remplie, vous trouverez quelques photos dans l'album de ce blog 2ème semestre 2006. La seule difficulté du parcours se situe dans la longueur, 18km, peu de profil, une variante de 15 km existe mais ce serait dommage de se priver du col de Wettstein.

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09.06.2006

8 - Séjour dans le HAUT DOUBS - 5.6.06

Après-midi du quatrième jour : la grotte de la Glacière, un frigo naturel produisant de l'or blanc
Pour clôre notre séjour nous visitons la grotte de la Glacière, c'est tout simplement un frigo naturel, un des derniers gouffres à phénomène glaciaire de basse altitude (525m alt.). Une curiosité connue depuis la préhistoire avec la présence inédite de neige et de glace en période estivale fait de cette caverne un lieu de visite à ne pas manquer. La glace dépend des conditions climatiques des hivers. La grotte s'ouvre devant nous, immense et sombre. Du haut de ce portique béant, nous cherchons à entrevoir la glace. D'une profondeur de 68m elle éveille notre curiosité. Jadis on la nommait aussi «la froidière». Elle servit même de refuge lors de la guerre de Comté au XVIIème siècle. Son volume de glace, prestige d'autrefois, a considérablement diminué du fait des mutations climatiques importantes, mais elle garde ses mystères et sa célébrité. De l'âge de bronze à nos jours, les civilisations ont su utiliser cet or blanc et il n'y a pas si longtemps, les habitants de la commune la plus proche en faisaient le commerce. Ils livraient des blocs de glace aux hôpitaux, brasseries et fromageries. Le transport sur charrettes se faisait la nuit afin de mieux conserver la glace pendant le voyage. Il est prudent de se vêtir chaudement car la température à l'intérieur de la grotte ne dépasse pas 0°. Une belle collection de minéraux du monde entier est exposée dans la maison des minéraux et fait partie de la visite. Notre séjour se termine et il faut songer à rentrer.

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08.06.2006

7 - Séjour dans le HAUT DOUBS - 5.6.06

Matin du quatrième jour : LE SAUT DU DOUBS
Depuis Villers le Lac, le Doubs s'enfonce dans une vallée profonde et sinueuse formant ainsi de très jolies gorges. Le site du Saut du Doubs est un haut lieu touristique franc-comtois, pour s'y rendre on peut choisir d'emprunter les bâteaux-mouches qui naviguent dans les beaux bassins naturels formés par la rivière en amont du Saut du Doubs.
Nous préférons la randonnée pédestre aux bâteaux-mouches et partons du parking des Vions. L'accès aux gorges s'effectue par le sentier qui descend jusqu'à l'embarcadère. C'est à cet endroit que se terminent les magnifiques bassins du Doubs clos par le barrage naturel formé par les rochers encombrants le lit de la rivière en amont du Saut du Doubs. La passerelle, annoncée fin 2005 est installée, elle enjambe le Doubs et permet de rejoindre en quelques minutes la Suisse. Nous optons en priorité pour le côté français et le sentier qui mène sur les rochers juste au-dessus de la cascade. Le Doubs fait ici une chute de 27m dans une cuvette et s'enfonce encore un peu dans ses jolies gorges. Nous avons beaucoup de chance, nous profitons d'un bel arc en ciel au-dessus de la retenue d'eau. Plus haut un belvédère panoramique nous fait profiter de l'environnement de la chute. Revenus à la passerelle nous accédons au côté suisse et descendons au fil du Doubs jusqu'aux rochers pour admirer cette fois la chute sous un autre angle.Plus tard nous dévalons les impressionnants escaliers qui mènent au barrage du Châtelot. Ce barrage-voûte franco-suisse mesure 150m de long et surplombe de 75m la rivière. Il a été construit dans un cadre magnifique au pied des rochers. Déception !! En temps normal on peut accéder au belvédère situé sur le barrage, mais l'accès y est interdit à cause du plan Vigipirate renforcé, dommage....Nous pique-niquons et remontons toutes ces marches.Plus haut nous profitons d'un autre belvédère et admirons le barrage. Sur le chemin du retour nous ne manquons pas de marquer un arrêt au belvédère, les Taillards, qui nous offre une très jolie vue sur les bassins du Doubs. Il est temps de reprendre la voiture, avant de rentrer nous allons visiter la grotte de la Glacière.. tout un programme!

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6 - Séjour dans le HAUT DOUBS - 4.6.06

Après-midi du troisième jour : LA DENT DE VAULION
«faire route à pied par un beau temps, dans un beau pays, sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable: voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus à mon goût» J.J. Rousseau
Le Pont alt.1000m, village sur le lac de Joux, départ de notre randonnée vers les hauteurs de la vallée de Joux en Suisse. Après la Sagne Vuagnard nous montons à Petite dent dessous 1194m puis grimpons à Petite dent dessus 1348m, là nous bénéficions déjà d'un superbe paysage. Une grimpette dans les alpages et nous arrivons à la crête sommitale, passons un portillon et atteignons le sommet de la dent de Vaulion 1483m. Le sommet est orné d'un signal géodésique et d'un émetteur de radiotélévision. Un magnifique panorama circulaire associe la vue sur la vallée de Joux et ses lacs en contrebas, à celle des sommets de la Haute Chaîne jurassienne (de la Dôle au Chasseron), et surtout aux Alpes au-dessus de la vallée du Léman, un grand bonjour à nos amis Chablaisiens qui se reconnaîtrons !!
Nous saluons également le Mont d'Or, sommet inclus dans une de nos randonnées du 30 avril dernier. Une table d'orientation très complète permet de se repérer. Après un bon repos nous redescendons au chalet de la Dent, là nous décidons d'emprunter la direction de Pétra Félix.Les prés que nous traversons sont jonchés de gentianes, nous repassons à la Sagne Vuagnard pour revenir au bord du lac de Joux. Bravo et merci à qui de droit pour le parfait balisage tout au long de ce parcours. Même si nous marchons toujours avec une carte IGN, il est très agréable de pouvoir randonner sans chercher son chemin. Que du bonheur tout au long de cette marche.

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5 - Séjour dans le HAUT DOUBS - 4.6.06

Matin du troisième jour : LES GROTTES DE VALLORBE
ce matin, pas de randonnée, nous allons en Suisse visiter les Grottes de Vallorbe, les sources de l'Orbe, une beauté de la nature cachée , qui grâce à l'aménagement de cette grotte nous est dévoilée dans toute sa splendeur et en toute sécurité . Dès l'ouverture nous sommes les premiers à l'entrée de la grotte, une chance, nous pouvons déambuler librement dans cette grotte à l'aide d'une notice explicative ce qui nous permet de nous attarder dans ce magnifique décor. «il y a 150 millions d'années, à l'emplacement même où se développent actuellement les fameuses - Grottes de l'Orbe - à Vallorbe, une mer peu profonde recouvrait tout le pays» et nous voilà partis dans le passé ....A l'extérieur, au pied de la falaise, à 750m d'alt.la source ou résurgence de l'Orbe jaillit du massif calcaire. Le débit de la source peut passer de 2 mètres cubes seconde à l'étiage à plus de 80 mètres cubes seconde lors des plus fortes crues. La visite commence par une galerie d'accès à la grotte qui a été creusée au moment de l'ouverture de celle-ci en 1974 puis le lac du silence avec une couleur verte d'une profondeur de 25m, la salle du Cairn, un ancien passage de la rivière. L'endroit nommé citadelle nous offre des stalactites et stalagmites plus belles les unes que les autres. Une stalactite a rejoint une stalagmite et forment ensemble un superbe pilier. Plus loin il est permis de tremper le doigt dans le lac de l'émeraude cela porte bonheur, alors allons-y. Dans la salle de la Méduse on s'amuse à reconnaître les différentes formes minéralisées. Une formation de 8m de haut, nommée la grande colonne est toujours active. Toutes sortes de formes défilent devant nos yeux, comme le Bison. Le Lustre, une concrétion au plafond mérite bien son nom. Au final, une vaste cathédrale, dont l'extrémité se perd dans la nuit. L'exploration de cette grotte continue et je rêve qu'un jour, peut-être, nous pourrons rejoindre le lac Brenet et la vallée de Joux. Une pure merveille que cette grotte !! pourvu que rien ne vienne abîmer ce que la nature nous offre en ces lieux. Encore ébahis par la magie des stalagmites, stalactites, draperies et colonnes formant ce décor grandiose nous nous dirigeons vers la sortie. Je suis impressionnée par les hauteurs atteintes par les crues de 1977, 1990 et 2004, représentées par des plaquettes sur la roche. La visite se termine par une exposition d'une superbe collection de minéraux dans un décor féérique.

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4 - Séjour dans le HAUT DOUBS - 3.6.06

Après-midi du deuxième jour : château de Joux et porte de la France
visite du nid d'aigle de Joux
Ensemble fortifié d'une superficie de deux hectares, le château de Joux présente cinq enceintes successives séparées par de profonds fossés franchis par trois ponts-levis, véritable musée à ciel ouvert de la fortification, depuis le Moyen Age jusqu'à la fin du 19ème siècle. L'importance stratégique du site a entraîné sa modernisation continuelle au cours des siècles, les tours médiévales voisinant avec les défenses de l'époque Joffre.Cette superposition des constructions témoigne de la riche histoire du monument. Le visiteur apprécie les puissantes enceintes de l'époque Vauban. Sur le premier rempart s'élèvent une échauguette ornée de l'effigie et des monogrammes du Roi Soleil, ainsi que la belle Porte d'Honneur rehaussée de trophées militaires, dont le fronton sculpté rappelle la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV : croissant sarrazin, armes et bombardes espagnoles dominés par les Armes de France encadrées de fleurs de lys non stylisées. Les grosses tours médiévales du donjon, dont certains vieux murs sont revêtus de bossages, encadrent le bâtiment des prisons d'Etat, reconstruit au 17ème siècle.
Après la visite de la cour intérieure et du musée, on découvre les cellules et cachots où furent enfermés notamment Toussaint Louverture et Berthe de Joux. Les 212 marches de la galerie verticale de 35 m de profondeur creusée dans le rocher du donjon par les sapeurs du Génie en 1879/80 donnent accès aux souterrains du grand puits. Ouvrage fantastique commencé en 1690 ce puits, entièrement foré dans le roc, est un des plus importants d'Europe par le volume. Son diamètre de 3m70 et sa profondeur actuelle d'environ 120m, marquent la mémoire du visiteur. À l'origine, il mesurait 147m avant les travaux de percement des galeries souterraines réalisés au 19ème siècle, et débouchait dans la Cour d'Honneur. La sortie au fond du fossé Vauban permet d'apprécier l'assise rocheuse des remparts hauts de 16m, ainsi que la belle façade du casernement souterrain de l'époque Joffre. Un fabuleux musée d'armes anciennes est installé dans cinq salles de l'ancien bâtiment d'habitation du donjon. L'amateur est comblé, le visiteur apprécie la diversité des armes présentées ainsi que la richesse et le panache des anciennes coiffures militaires. La visite se termine, nous sortons d'un rêve que notre jeune guide a parfaitement orchestré.

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07.06.2006

3 - Séjour dans le HAUT DOUBS - 3.6.06

Matin du deuxième jour : source, grotte et belvédère du Lison
Nous partons pour une randonnée entre grottes, falaises, sources et cascades. Au départ, une ascension sportive pour arriver sur les hauteurs de Nans-sous-Sainte-Anne sur les lieux du château Ste Anne dont il ne reste rien mais dont le belvédère vaut l'effort et le détour. A perte de vue, des paysages de toute beauté se dévoilent sous nos yeux, un régal....Après quelques prises de vues nous redescendons à Nans et avant la source du Lison une indication nous mène directement à la grotte Sarrazine, une merveille de la nature.... Un porche géant de 90m, surnommé le «crâne creux» par les grimpeurs, abrite, en période arrosée une autre résurgence du Lison. Je n'en crois pas mes yeux !! une cathédrale de roche. Nous passons un grand moment en ce lieu, plongés dans nos pensées, sans parler... à rêver... La suite du programme prévoit la source du Lison, et quand nous arrivons au pied de la falaise, nous découvrons une importante et belle résurgence des montagnes du Jura. La rivière sort puissamment de sa grotte. Nous montons dans la grotte munie d'escaliers afin de mieux comprendre ce phénomène et, c'est avec regret que nous rangeons notre appareil photos et continuons la visite en grimpant au Creux Billard gigantesque gouffre au fond duquel une retenue d'eau et également une cascade. En période de hautes eaux elle peut atteindre 80m. Il est temps de rejoindre le point de départ dans le charmant village de Nans sous Sainte Anne avec son château qui abrita les amours coupables de Mirabeau, nous passons devant le Gros Chêne d'une circonférence de 4m80 et de plus de 300 ans.
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